TOP 10 DE TOUS LES TEMPS EN PLEIN AIR : 34 ATHLÈTES ONT FAIT BOUGER LES CLASSEMENTS EN 2018

TOP 10 DE TOUS LES TEMPS EN PLEIN AIR : 34 ATHLÈTES ONT FAIT BOUGER LES CLASSEMENTS EN 2018

Par Denis Poulet

Montréal (22 octobre 2018) - Suivant en cela la tendance au cours des dernières années, les femmes se sont manifestées beaucoup plus que les hommes au cours de la saison en plein air dans les classements des 10 meilleurs Québécois de tous les temps. Vingt-quatre athlètes féminines ont consolidé ou amélioré leur position ou encore fait leur apparition dans le classement dans un total de 16 épreuves, tandis qu'on a seulement 10 hommes dans 10 épreuves.

Classements des 10 meilleurs Québécois de tous les temps

Chez les femmes, on relève principalement la progression d'Aiyanna-Brigitte Stiverne (ZIND), maintenant en tête du 200 m et du 400 m (22,76 et 51,86 respectivement), de Maïté Bouchard (SHER), qui est passée de la 9e place à la 3e au 800 m (2:01,25) et a fait son apparition au 400 (10e à 54,09), de Farah Jacques (PFMX) au 100 m haies, surgie au 4e rang (13,31), de Maude Léveillé (SHER) à l'heptathlon, qui a grimpé de la 6e à la 2e place en vertu de ses 5313 points aux Championnats canadiens et qui est apparue au classement du 100 m haies (10e à 13,83), d'Aurélie Dubé-Lavoie (LAVI), qui a gagné deux rangs au 1500 m, de 6e (4:14,10) à 4e (4:12,48), enfin d'Anne-Marie Comeau (CAUL), qui, à son deuxième demi-marathon, à Montréal le 23 septembre, a grimpé au 7e échelon de tous les temps (1:14:46).

Au marathon, il faut saluer les prestations de deux Québécoises qui s'affichent de plus en plus comme les héritières des grandes marathoniennes des années 1980 et 1990. Mélanie Myrand (CAVM) a gagné deux rangs (de 8e à 6e) en se classant 9e au prestigieux marathon de Chicago le 7 octobre et en franchissant le mur des 2:35 pour la première fois (2:34:08). De son côté, Arianne Raby (CAVD) a grimpé d'un échelon (de 10e à 9e) grâce à un bon chrono de 2:39:37 au non moins prestigieux marathon de Berlin le 16 septembre; c'est d'ailleurs là que le Kenyan Eliud Kipchoge a battu le record du monde masculin en 2:01:39!

Au 3000 m steeple, nos figures de proue Catherine Beauchemin (CAUL) et Jessy Lacourse (CAUL) se sont échangé les deux premières places, Catherine dominant maintenant à 9:57,82. Toutes deux ont franchi la barrière des 10 minutes pour la première fois.

 À signaler, l'apparition de Miranda Tcheutchoua (KMSL) à la 9e place au marteau 4 kg. Miranda n'a que 17 ans et a dominé la scène canadienne au 3 kg, atteignant 61,73 m, nouveau record du Québec jeunesse. Au 4 kg, c'est un effort à 53,37 m, lors des Championnats provinciaux juniors et séniors, qui lui a valu de se hisser dans le top 10.

Intéressant à noter, le seuil d'accès au top 10 féminin s'est relevé significativement dans deux épreuves. Au 100 m haies, il est descendu sous le cap des 14 secondes : il est à moins de 13,90, alors que l'an dernier il était à 14,21. Au disque, il faut maintenant lancer l'engin à plus de 50 mètres pour faire partie du top 10 (seuil à 49,79 en 2017).

Chez les hommes, Charles Philibert-Thiboutot (CAUL) a réussi à battre le record du Québec du 3000 m pour surpasser Paul Morrison, qui trônait en tête du classement depuis 2004. L'exploit est d'autant plus remarquable que Charles avait surtout couru des 3000 m en salle, avec un PB de 7:46,22 en 2017. En plein air, il domine maintenant les classements du 1500 m, du mille et du 3000 m, il est 2e au 1000 m et au 5000 m, et 6e au 800. On peut affirmer qu'il est le meilleur coureur de demi-fond que le Québec a jamais produit.

Seulement deux athlètes masculins se sont démarqués dans plus d'une épreuve. Ce sont Jean-Simon Desgagnés (CAUL) et Yves Sikubwabo (CAUL). Jean-Simon a gagné deux rangs au 3000 m steeple (de 8e à 6e) et s'est inscrit dans le classement du 5000 m, où son résultat de 13:56,43 en Belgique lui a valu la 9e place; il a franchi la barre des 14 minutes pour la première fois puisque son PB antérieur était de 14:13,12. Pour sa part, Yves s'est distingué au demi-marathon grâce à son chrono de 1:05:39 à Houston en janvier, qui lui a permis d'apparaître à la 6e place. Il a également surgi à la 10e place du 10 000 m en vertu d'une performance de 29:47,14 à Portland en juin.

 C'est la grande inertie du côté des sprints. Les seuils, qui correspondent à la 10e place, semblent hors de portée. Aucun coureur à moins de 10,45 au 100 m, de 21,08 au 200 m et de 47,27 au 400 m depuis 10 ans. Hank Palmer fut le dernier des bons sprinteurs québécois (2008). Au 110 m haies, personne ne s'est approché des 14,47 de Gabriel El Hanbli en 2009, le meilleur étant à 15,13 en 2018.

Partager

Partager