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Émilie Mondor, grande figure de l’athlétisme québécois disparue tragiquement il y a 20 ans


Article par Denis Poulet

Il y a 20 ans disparaissait Émilie Mondor, figure dominante de l’athlétisme québécois durant une dizaine d’années, première Canadienne sous les 15 minutes au 5000 mètres et véritable leader dans la communauté athlétique québécoise. Ce jour-là, le samedi 9 septembre 2006, après avoir complété un entraînement de 29 km le long de l’Outaouais dans la région d’Ottawa, Émilie rentrait à Mascouche pour participer à une réunion à son ancienne école et passer quelque temps avec sa famille. Mais, sur l’Autoroute 417 près de Hawkesbury, elle perdit la maîtrise de sa petite voiture. Blessée grièvement, on la transporta à l’Hôpital Civique d’Ottawa, où elle décéda quelques heures plus tard. Elle avait 25 ans.

Après avoir brillé en demi-fond et en cross-country, Émilie s’apprêtait à faire le saut au marathon. Sa mort tragique a provoqué une onde de choc dans les milieux de l’athlétisme canadien et québécois. Choc parce que la disparition brutale d’une athlète de 25 ans est un événement d’une grande tristesse, mais aussi parce que la personnalité de la disparue était exceptionnelle. Émilie exerçait en effet une fascination sur tous les gens qu’elle rencontrait, et cette fascination allait bien au-delà du sport.

On la disait individualiste et butée, mais loin d’être centrée sur elle-même, elle était généreuse et souhaitait ardemment partager ses succès avec les autres. Elle préférait la route à la piste pour justement être proche des coureurs ordinaires, se fondre dans l’ambiance sympathique et familiale qui caractérise ce milieu.

L’intelligence de son sport, sa grande lucidité, sa maturité d’esprit, son amour de la course et de la nature, son talent certain de communicatrice (par le discours et par l’écriture), tout cela contribuait à l’intérêt qu’elle suscitait autour d’elle. Même si elle était loin d’avoir atteint tous les sommets qu’elle comptait conquérir, encore que son palmarès fût particulièrement brillant pour une coureuse québécoise, elle a beaucoup accompli en termes d’influence auprès des plus jeunes. Elle était une « ouvreuse de voie », pourrait-on dire.

La multiplicité et la richesse des témoignages qui ont afflué dans les jours qui ont suivi son décès, de même que les hommages qu’on lui a rendus, aussi bien à Ottawa, à Vancouver et même à New York que dans tout le Québec, témoignent largement de la place qu’elle occupait réellement sur la scène sportive nord-américaine. C’est « une immense perte pour le sport au Québec et au Canada », a déclaré Martin Goulet, chef de la Direction technique d’Athlétisme Canada, quand il s’est confié aux médias au lendemain du drame.

Pour mesurer ce que représentait réellement Émilie Mondor, il faut entendre celles et ceux qui l’ont connue, côtoyée ou admirée. Leurs paroles ne décrivent pas seulement l’athlète d’élite : elles révèlent aussi une personnalité capable de marquer durablement son milieu par sa manière d’être, de penser et de transmettre.

 

Témoignages

Les témoignages qui suivent ont été publiés dans l’édition spéciale de la revue Athlétisme et course sur route qui lui fut consacrée à l’automne 2006.

« Émilie était à la fois une “coureuse du dimanche”, une coureuse sportive, une coureuse performante et une coureuse de haut niveau. Émilie était une athlète à l’état pur, parce qu’elle était habitée à la fois par l’esprit sportif et l’esprit du sport, et qu’elle courait pour elle-même et contre le chrono. Cet heureux mélange lui donnait une aura rayonnante. »

– François Lecot, ami d’Émilie

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« Le message que tu laissais partout où tu allais n’est pas passé inaperçu et n’est surtout pas tombé dans l’oreille d’un sourd. C’est toi qui as changé ma vision de l’athlétisme lors d’une de tes conférences de motivation au camp d’entraînement aux Cèdres en 2003. Tu disais qu’il fallait courir pour notre plaisir, pour repousser nos propres limites et toujours contre nous-même. Je l’ai mis en application à cet instant. C’est à partir de là que j’ai pu me rendre à un niveau supérieur en athlétisme. C’est à ce même instant que tu es devenue mon idole, Émilie. »

– Alex Genest, champion canadien du 3000 m steeple en 2010, 2011 et 2012

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« Ta passion pour le sport était profondément intime, intense, et il y avait là quelque chose de spirituel. Cela nous séduisait, nous médusait aussi. (…) Tu étais à la fois une esthète, une contemplative et une croisée de la course à pied. »

– Martin Goulet, chef de la Direction technique d’Athlétisme Canada en 2006

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« Petite Émilie, j’espère que là où tu es, il y a de grands espaces verts où tu peux gambader à ta guise, et si c’est toujours dans la tête que ça se passe, tu y as emporté plein de beaux souvenirs pour te tenir compagnie. »

– Jean-Paul Baert, directeur général de la Fédération québécoise d’athlétisme de 1991 à 2010 (décédé en 2025)

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« Émilie Mondor voulait éventuellement représenter le Canada au marathon, mais surtout courir toute sa vie, peu importe qu’elle gagne une médaille ou non. Elle avait ce quelque chose de plus, souvent indéfinissable, qui fait les grands de ce monde. Était-ce sa passion communicative, son affabilité, sa loyauté, sa gentillesse, sa propension à aider tous ceux qu’elle rencontrait, son engagement dans son milieu? Ou tout ça à la fois? »

– François Pap, entraîneur, officiel, administrateur et organisateur de compétitions (décédé en 2022)

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« Émilie adorait courir plus que quiconque. Certains ont la capacité de souffrir, mais n’ont pas le moteur qu’il faut. Émilie avait les deux. Elle avait un don particulier et y consacrait sa vie. Elle savait tirer chaque once d’énergie de son corps chaque fois qu’elle courait. Il ne restait plus rien. »

– Ken Parker, dernier entraîneur d’Émilie (cité par Lynne Bermel dans un article en hommage à Émilie paru sur RunnersWeb.com en septembre 2006)

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« Émilie a toujours été généreuse. Par exemple, lorsqu’elle changeait de souliers, au lieu de les jeter, elle les donnait à ceux qui commençaient. C’est ainsi que j’ai pu prêter lors de compétitions régionales scolaires quelques paires de spikes qui appartenaient à Émilie à des athlètes de l’école. Une de celles-ci remporta la médaille d’argent en longueur au provincial scolaire (avec ces mêmes spikes). Cet événement lui a donné le goût de faire de l’athlétisme et elle est devenue championne canadienne. »

– Sylvain Lavallée, entraîneur d’Émilie de 1995 à 2001

Note. La sauteuse en longueur à laquelle Sylvain fait référence est Laurence Beaudet, qui a gagné le championnat canadien du saut en longueur en 2006.

J’ajoute les deux témoignages suivants, extraits du site promotionnel Tamarack Ottawa Race Weekend :

« Pour les femmes de ma génération, Émilie Mondor était une idole. [La course Emilie’s Run] est l’occasion de lui rendre hommage. »

– Cleo Boyd, coureuse de demi-fond

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« J’ai rencontré Émilie quand je suis venue au Canada pour la première fois. C’était une athlète douée et talentueuse. Ça signifie beaucoup pour moi parce qu’il est important de se souvenir de ce qu’elle a fait pour les femmes dans le sport. »

– Lioudmila Kortchaguina, championne canadienne du marathon en 2006

Tous ces témoignages disent beaucoup de l’empreinte qu’Émilie a laissée. Mais pour saisir plus intimement ce qui animait sa pratique, sa discipline et sa vision de la course, il faut aussi revenir à ses propres mots. Ils donnent accès à une pensée lucide, exigeante et singulièrement moderne sur le métier d’athlète.

 

Quelques mots d’Émilie

Émilie avait son franc-parler, des opinions à la fois bien argumentées et bien articulées, et elle avait le souci d’inspirer et de motiver d’autres athlètes. Voici quelques citations extraites d’entrevues et des trois chroniques qu’elle avait signées dans la revue Athlétisme et course sur route quelques mois avant son décès.

La route de préférence à la piste

« J’ai toujours été attirée davantage par les courses sur route et le cross que par la piste. J’aime être avec les gens, avec monsieur et madame Tout-le-Monde, or j’étais plus souvent qu’autrement avec les athlètes d’élite. J’ai toujours couru pour atteindre mes limites, pas pour être une star. »

– Extrait d’une entrevue à Athlétisme et course sur route, no 82, mars-avril 2006

 Qu’est-ce que le talent?

« Je n’ai jamais cru que j’avais beaucoup de talent, mais le talent que j’ai est dans la tête. Je peux mieux supporter la souffrance que la plupart des gens. »

– Propos confiés à Runner’s Web à l’été 2006

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« Nous avons tous nos talents et nos faiblesses. Moi, je me suis entêtée toute mon adolescence dans le but de prouver que je pouvais accomplir même les rêves les plus fous, comme devenir une des plus rapides coureuses au monde. Pour une enfant prématurée de deux mois et très asthmatique, c’était surprenant. Et ce sont surtout les gens qui me connaissent depuis la naissance qui étaient étonnés. »

– Extrait d’une entrevue à Athlétisme et course sur route, no 82, mars-avril 2006

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« Je ne me suis jamais considérée comme talentueuse. D’ailleurs, toute ma jeunesse on m’a répété : “Tu ne seras jamais la plus vite, la plus forte…” Aujourd’hui on dit le contraire. Le talent est un concept flou. J’ai toujours su, par contre, que je devais m’entraîner très très fort pour atteindre les sommets. Je ne suis pas née coureuse, je le suis devenue, mais j’ai toujours été une battante et je le serai toujours. C’est ma conception de la vie. Je dois mériter de vivre chaque moment en travaillant fort. La facilité est trop présente dans notre société. »

– Extrait d’une entrevue à Athlétisme et course sur route, no 82, mars-avril 2006

À propos du surentraînement

« Le problème avec la course de longue distance, c’est que l’athlète doit aussi être son propre entraîneur et surtout qu’il doit être capable de mesurer le surentraînement. La frontière est très mince entre le surentraînement et un record du monde. C’est un jeu de dés très souvent. Il serait plus facile de m’entraîner si je n’étais pas quelqu’un qui veut exercer un grand contrôle sur tout ce que je fais. Je pense trop. J’aurais peut-être dû seulement me laisser diriger par ces bons entraîneurs, mais j’avais de la difficulté. Ce que j’ai vite compris, par contre, est que chaque personne est différente et que le corps s’adapte différemment aux stress qu’on lui inflige. C’est un jeu d’essais et d’erreurs. »

– Extrait d’une entrevue à Athlétisme et course sur route, no 82, mars-avril 2006

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« Détecter par soi-même le surentraînement est relativement facile, mais l’accepter est une tout autre chose ! Trop souvent l’athlète a tendance à tenter de retourner à la normale en poussant plus qu’avant l’entraînement, convaincu que sa lassitude provient de la paresse et non pas du contraire. Or, c’est là une attitude extrêmement néfaste, car l’athlète entre ainsi dans le cercle vicieux du déclin continu des performances ».

– Deuxième chronique d’Émilie dans Athlétisme et course sur route, no 83, juillet-août 2006

Le métier d’athlète

« Exercer le métier d’athlète est probablement l’un des choix de carrière les plus incertains qui soient, du fait que l’on dépend entièrement des capacités du corps humain. La tête résiste généralement plus longtemps que le pauvre faible corps humain… Ce serait magnifique d’être un loup ou une gazelle, mais ce n’est pas le cas. Ce métier ne peut ainsi durer éternellement. »  

– Première chronique d’Émilie dans Athlétisme et course sur route, no 83, mai-juin 2006

Pourquoi souffrir?

« La notion même de récupération est souvent difficile à accepter chez des athlètes comme moi et plusieurs d’entre vous. Nous avons malheureusement été éduqués avec la conception erronée du “no pain, no gain”. Il semble que seuls l’entraînement et la détermination à la Rocky soient le moyen de devenir le meilleur. La réalité est tout autre. Je connais des athlètes d’élite qui s’entraînent moins, et moins intensément que des participants récréatifs, et qui obtiennent des performances nettement meilleures. La récupération est, qu’on le veuille ou non, un aspect fondamental de l’entraînement : plus nous nous entraînons bien et spécifiquement, plus nous devons nous reposer. » – Deuxième chronique d’Émilie dans Athlétisme et course sur route, no 84, juillet-août 2006

Devenir marathonien

« On ne décide pas de devenir marathonien pour régler un problème de poids ou juste parce qu’on a envie de faire une expérience nouvelle et différente. La préparation doit s’assortir d’une planification très stricte, où l’équilibre entre les phases d’entraînement et les périodes de récupération est primordial. C’est une question – vitale – de santé, aussi bien que de performance. »

– Troisième et dernière chronique d’Émilie dans Athlétisme et course sur route, no 85, septembre-octobre 2006

Les paroles d’Émilie éclairent son rapport à l’entraînement, à l’effort et à la performance. Son palmarès permet, lui, de mesurer concrètement l’ampleur de ce qu’elle a accompli en si peu de temps. Il rappelle à quel point sa trajectoire fut brève, mais exceptionnelle par sa densité et par la trace qu’elle a laissée dans les livres de records.

Le palmarès d’Émilie

Une médaille de bronze aux Championnats du monde de cross-country (2004), trois titres individuels consécutifs aux Championnats nord-américains de course sur route, cinq titres nationaux, deux très grandes performances sur route (31:10 au 10 km et 15:16 au 5 km) sont les principaux fleurons du palmarès de la coureuse de Mascouche, qui s’en promettait bien d’autres. Vingt ans après son décès, Émilie détient encore cinq records canadiens et quatorze records québécois.

 

Meilleures performances (en plein air)

800 m                          2:05,04             Burnaby, 2003

1500 m                        4:10,86             Burnaby, 2004

Mile                             4:45,2              Washington, 2004

3000 m                        8:44,53             Zurich, 2003

5000 m                        14:59,68          Paris, 2003

5 km (route)                 15:16               Chula Vista, 2004

10 km (route)               31:10               Vancouver, 2004

3000 m steeple             10:18,25          Kitchener, 1998

4 km cross                    13:13               Bruxelles, 2004

8 km cross                    28:01               Bruxelles, 2004

Championne canadienne

1500 mètres                 2002

5000 mètres                 2003, 2004

Cross-country               2002, 2003

Meilleurs résultats internationaux

Championnats du monde, Paris, 2003 : 12e au 5000 m

Championnats du monde de cross, Lausanne, 2003 : 12e en cross court

Championnats du monde de cross, Bruxelles, 2004 : 13e en cross court (Canada 3e) et 8e en cross long (Canada 7e)

Championnats nord-américains de course sur route, Carlsbad, 2003 : 6e au 5 km

Championnats nord-américains de course sur route, Chula Vista, 2004 : 1re au 5 km

Championnats nord-américains de course sur route, Chula Vista, 2005 : 1re au 5 km

 

Records du Québec (qu’elle détient toujours en 2026) 

* indique qu’il s’agit aussi d’un record canadien.

En plein air

1500 m           U18     4:21,26           1998

                        U20     4:21,26           1998

                        U23     4:10,9             2002

3000 m           U18     9:25,33           1998

                        U20     9:25,33           1998

                        U23     8:44,53*         2003

                        Sr        8:44,53           2003

5000 m           U23     14:59,68*       2003

                        Sr        14:59,68         2003

5 km (route)    U23     15:19*            2003

                        Sr        15:16*            2004

10 km (route)  Sr        32:27              2006

En salle

1500 m           U18     4:33,80           1998

3000 m           U18     9:29,36*         1998

Les performances et les records disent ce qu’Émilie Mondor a été comme athlète. Les initiatives créées en sa mémoire montrent, elles, ce qu’elle continue d’être pour le milieu de la course et de l’athlétisme. C’est là que son héritage se prolonge le plus visiblement : dans les événements, les distinctions et les gestes qui perpétuent son nom.

 

Courses et trophée à sa mémoire

L’Emilie’s Run à Ottawa

En 2005, Ken Parker, le dernier entraîneur d’Émilie, avait institué à Ottawa une course de 5 km sur route réservée aux femmes, dans le but de les mettre en valeur davantage. Après le décès d’Émilie, Parker décida de rebaptiser sa course Emilie’s Run, à la mémoire de la jeune femme disparue. Au fil des ans, cette course a gagné en popularité, s’imposant comme le 5 km féminin le plus rapide au Canada. En 2020, Run Ottawa, qui organiserait désormais cet événement, l’a renommé Run to Empower.

La Classique Émilie-Mondor à Mascouche

La Classique Émilie-Mondor a vu le jour en 2010 et s’est déroulée annuellement jusqu’en 2022. Elle avait lieu au Parc du Grand-Coteau, à Mascouche, et offrait des épreuves allant de 1 km jusqu’à 15 km, incluant des courses en sentier.

L’Emilie Mondor Invitational à Burnaby

L’Université Simon Fraser, à Burnaby, en Colombie-Britannique, où Émilie a étudié en sciences de 2001 à 2003, organise chaque année depuis 2012 l’Emilie Mondor Invitational. Contrairement aux deux événements mentionnés précédemment, il s’agit d’une compétition d’épreuves classiques en stade, ouverte aux hommes comme aux femmes.

Le trophée Émilie-Mondor

La Fédération québécoise d’athlétisme a créé en 2008 le trophée Émilie-Mondor dans le cadre de son programme des prix Athlétas remis annuellement. Ce trophée, le seul qui porte un nom d’athlète, est remis à un ou une athlète de 25 ans ou moins aux études qui a contribué de manière majeure, sur plusieurs années, au développement de l’athlétisme québécois, au niveau régional ou provincial. Les candidats et les candidates doivent exceller sur le plan scolaire, faire preuve de leadership, être un modèle pour les jeunes et s’impliquer bénévolement dans des activités sportives, culturelles ou sociales.

Depuis sa première attribution en 2008 (à Vincent Parent-Pichette), le trophée Émilie-Mondor a été remis à 16 autres athlètes. On compte neuf femmes et huit hommes chez les récipiendaires.

2025 Sarah Dulude-Bellavance
2024 Marie-Frédérique Poulin
2023 Sophie Ba
2022 Émerick Bayard-Fournier
2021 Mégane Déry
2020 Non attribué (COVID-19)
2019 Émile Ollivier
2018 Yassine Aber
2017 Fabrice Thériault
2016 Élisa Jean
2015 Jorden Savoury
2014 Jessy Lacourse
2013 Samuel Roux
2012 Alexandre Lebel
2011 Béatrice Ouellet
2010 Alexandro Allison-Abunza
2009 Jade Trudel-Sabourin
2008 Vincent Parent-Pichette

 

Un mot de la famille d’Émilie

Belle Émilie, cela fait déjà vingt ans que tu nous as quittés. 

Vingt-cinq ans, c’était beaucoup trop jeune pour quitter ce monde. Nos vies, tout comme celles de toute une communauté, ont été bouleversées par ton départ. Mais pourquoi le destin a-t-il frappé ainsi? Tu nous as fait vivre tellement de belles sensations lors de tes compétitions, entre autres. Tout cela reste dans nos mémoires!

Tout au long de ces vingt dernières années, il faut que tu saches que tu rayonnes toujours dans le cœur de chacun, chacune. De multiples et belles initiatives ont vu le jour pour te rendre hommage et poursuivre ton engagement et implication dans tout le milieu sportif. Malgré ton absence, tu continues encore d’inspirer de nombreuses personnes tant chez les athlètes de haut niveau que chez les personnes souhaitant prendre soin de leur santé et bien-être.

En terminant, nous aimerions remercier Athlétisme Québec et Denis Poulet (rédacteur) pour ce bel hommage livré ce 9 septembre 2026 qui souligne le 20e anniversaire de ton départ. Personne ne t’a oubliée!

Nous t’aimons très fort,

François et Nicole (tes parents)

Marie-Christine et Véronique (tes deux sœurs)

 

Quelques références

Émilie Mondor (1981-2006) : l’étoile filante, par Jean Claude Drapeau, sur Courir.org, 2012

Émilie Mondor, dix ans déjà, par Frédéric Plante, sur rds.ca, 2016

Émilie Mondor, article sur Wikipédia

Émilie Mondor, article de l’Encyclopédie canadienne

La Classique Émilie-Mondor, c’est terminé, par Stéphane Fortier, dans le journal La Revue – Actualités de Terrebonne, Mascouche et Saint-Lin, 2023

Émilie Mondor – Profile, fiche de World Athletics