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LA FACE CACHÉE DE L’ATHLÉTISME : LES OFFICIEL·LES – Semaine nationale des entraîneur·es et officiel·les 2026


Par Alain Pronkin

Derrière chaque performance homologuée se trouvent des officiel·les dont l’expertise, la constance et le rôle éducatif demeurent largement méconnus.

Dans le sport, les exploits des athlètes occupent généralement le devant de la scène : on analyse leurs temps ainsi que les distances de leurs sauts et de leurs lancers. Le regretté Paul Houde, autrefois engagé auprès d’Athlétisme Québec, rappelait d’ailleurs que la statistique constitue la base de la nouvelle sportive. Ainsi, une multitude d’articles mettent en valeur les performances dans toutes les disciplines, tandis que les officiel·les demeurent peu visibles, sauf lorsque leurs décisions suscitent la critique.

Les officiel·les sont essentiel·les à tous les événements d’athlétisme. Sans leur présence et leur validation, aucun record provincial ou national ne pourrait être homologué. Les officiel·les contribuent également au bon déroulement des compétitions dans la plupart des sports; le curling constitue une exception, puisque les joueurs y arbitrent eux-mêmes leurs parties.

Comme dans plusieurs sports, les officiel·les d’athlétisme peuvent être critiqué·es pour certaines décisions, notamment lorsqu’un départ paraît trop lent ou qu’un dépassement de la zone de transmission est mal évalué lors d’un relais. Toutefois, les outils électroniques soutiennent leur jugement et contribuent à rendre les décisions plus fiables.

Pour de nombreux athlètes, les officiel·les représentent un repère social important. Comme les entraîneur·es, les officiel·les incarnent une figure d’autorité qui participe au développement des jeunes. Leur présence régulière, leurs interventions et leur respect des règles en font aussi des modèles au sein de la communauté sportive.

Présents régulièrement pendant toute la saison de compétition et directement en contact avec les athlètes, les officiel·les tissent avec les athlètes des liens durables. Cette proximité les inscrit pleinement dans la grande famille de l’athlétisme.

Récemment, j’ai discuté avec Chantal Desrosiers, officielle depuis de nombreuses années. Elle m’a indiqué que plusieurs de ses collègues comptent plus de vingt ans d’expérience, notamment Daniel Michaud, Cécile Lefebvre, Suzanne Lafrance, Hélène Tremblay, Claire Lévesque, John Monroe, Étienne Dalpé, Joël Dada, Madeleine Lamontagne, Karine Nadeau, Roger Poirier, Sylvain Phaneuf, Jean Raymond, Gilles Rochette, Serge Thibodeau et Martin Raymond. Cette longévité témoigne de leur engagement soutenu envers l’athlétisme.

Sans les officiel·les, ni compétitions reconnues ni records homologués

Au-delà des records et des performances, les officiel·les constituent un pilier essentiel de l’athlétisme. Par leur expertise, leur constance et leur présence auprès des athlètes, les officiel·les garantissent l’intégrité des compétitions tout en contribuant à la transmission des valeurs du sport. Leur engagement mérite donc d’être mieux reconnu, valorisé et célébré par l’ensemble de la communauté sportive.